Le professionnalisme est-il en train de tuer le rugby français ?
C’est en 1823 dans la ville de Rugby que naquit ce sport éponyme. Un jeune anglais nommé William Webb Ellis et dont l’avenir ferait un pasteur, ramassa, lors d’une partie de football, le ballon rond et l’emporta derrière les buts.
Après plus d’un siècle d’existence, le rugby fait comme de nombreux autres sports… il passe professionnel en 1995.
Cet avènement du professionnalisme a eu du bon et… du moins bon.
Parmi les points positifs, on peut noter un accroissement du niveau des championnats français (Top 14 Orange et Pro d2) qui permet désormais à nos clubs de bien figurer dans les compétitions internationales (Heineken Cup, Challenge européen).
De plus, cette évolution de jeu permet au XV de France de pouvoir rivaliser avec les plus grandes nations mondiales de rugby que sont la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud ou encore l’Australie.
Mais jusqu’à quand ? Car le professionnalisme a également ses effets pervers. Top 14 Orange et Pro d2 jouissant d’une bonne réputation internationale, ils deviennent attractifs pour les rugbymen étrangers, ces derniers y trouvant un niveau de jeu équivalent aux divisions de leurs pays mais bénéficiant d’une rémunération bien supérieure.
Contribuant à la hausse du niveau de jeu de nos championnats, ces joueurs contribuent également à la baisse de la formation de nos jeunes rugbymen. En effet, ces derniers sont barrés par des grands noms du rugby mondial ou des espoirs étrangers et n’ont, au final, que peu (ou pas) de temps de jeu.
La pro d2, soi-disant vivier du Top 14 Orange, n’échappe pas à ce phénomène. Les équipes réputées pour leur formation (Aurillac, Auch, Agen, Tarbes, Pau…) sont obligées de faire appel à des Sud afs ou des Australiens s’ils veulent avoir une chance de bien figurer au niveau national. D’autres, comme le Metro Racing jouent à grands coups de millions pour monter une équipe capable d’évoluer rapidement en Top 14 Orange. De la à y rester…
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